Zohra Hachid Sellal expose à la galerie Mohamed-Racim : Une oeuvre accomplie


Zohra Hachid Sellal expose à la galerie Mohamed-Racim : Une oeuvre accomplie

C'est en présence d'un public récurrent et connaisseur que le vernissage de l'exposition de peinture a eu lieu samedi dernier. Initiée par le ministère de la Culture, cette exposition comporte une cinquantaine d’œuvres aux dimensions variées et aux styles divers.

Dans le catalogue de présentation, Zohra Hachid Sellal est définie comme un «peintre de la couleur, avec une étonnante force de la composition et du contraste chromatique. Zohra Hachid-Sellal donne à sa peinture les tons de notre pays. Chez elle, le genre échappe à un classement formel … C'est là une peinture de l'instinctif livrant un achevé dont on ne s'explique pas toujours l'élaboration profonde».

Cumulant une expérience d’une quarantaine d’années, l’artiste gratifie son public à chacune de ses expositions une nouvelle collection. Façon singulière de suivre son cheminement artistique. L’artiste peintre explique qu’à travers cette exposition, elle a voulu rendre hommage à la peinture et aux gravures des arts rupestres, plusieurs fois millénaires. Avec dextérité et aisance à la fois, l’artiste se plaît à détruire pour mieux reconstruire, aidée en cela par une vision des plus contemporaines. En témoignent les œuvres intitulées les Eléphants du Tassili, Tir Tarlften, les Chars des Garamantes ou l’Homme de Tin Tarlftene. «Le Sud, explique-t-elle, est sa source d’inspiration.» «J’évoque aussi dans ma peinture tous les thèmes en rapport avec l'être humain et son environnement. Tous les sujets méritent d’être travaillés à leur juste valeur.»

Un petit tour dans la galerie permet de répertorier de belles œuvres portant les intitulés suivants : Fantasme d'artiste et la Maternité, ou poétiques comme le Collier de la colombe, Fleur d'oranger, le Grain magique ou encore le Losange du petit cheval. Zohra Hachid Sellal a choisi une palette tantôt chaude tantôt gaie. Ses techniques sont mixtes, oscillant entre la peinture à l’huile, l’acrylique et le collage, le tout rehaussé par un grattage de la peinture. Le grattage, selon elle, fait ressortir l’aura de la lumière. Artiste plasticienne, elle est diplômée de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger (1965) et de l’Ecole supérieure des Arts décoratifs de Grenoble (1973). Elle se distingue par une activité très variée, polyvalente et contrastée. Le champ de cette création s’est étendu à l’enseignement du dessin, de la peinture et de la sculpture, à des études de réhabilitation du patrimoine, à la confection de costumes pour le théâtre, la réalisation d’affiches, la haute couture inspirée des arts populaires, l’aménagement de stands de foires internationales, la conception et la réalisation de marionnettes, masques et autres figures articulées géantes, destinées au monde de l’enfance, dans le cadre d’une activité d’éveil et d’initiation artistique, la valorisation de produits de récupération…

Son œuvre picturale est, de ce fait, imprégnée par cette approche multiple de l’art et en fait une plasticienne complète. De 1963 à 1965, Zohra poursuit des études à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger où elle est l’élève des professeurs Mohamed Issiakhem, Ali Ali-Khodja et Choukri Mesli. Au cours d’un stage pratique, de 1966 à 1968, au Centre d’assistance technique artisanale (ministère de l’Industrie, Alger) elle réalise une étude intitulée Réhabilitation du patrimoine artistique algérien, accompagnée de maquettes de tapisserie, de tissage, de broderie et de poteries anciennes. Elle poursuit et approfondit sa formation à l’Ecole supérieure d’art de Grenoble, en France. En 1973, elle obtient le diplôme national de l’Ecole supérieure d’art de Grenoble avec les félicitations du jury.


Lamia S. | lnr-dz.com | 20/01/11


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